vendredi 17 octobre 2025

 

La révocation pour empêcher le pire !

En 2024,  j'avais subordonné ma candidature pour un troisième mandat de président de la ligue de Nouvelle- Aquitaine, à la victoire de la liste "Ambition pour la Savate" car je ne souhaitais plus collaborer avec l'équipe conduite par notre ancien président de fédération. Or, depuis le comité directeur fédéral du 13 septembre dernier, c'est avec l'équipe conduite par celui que j'ai activement soutenu que je ne veux plus collaborer... Aussi depuis un mois, me suis-je donc tenu à l'écart des affaires fédérales que je ne souhaitais  jamais plus approcher d'une quelconque manière et j'étais bien décidé à garder le silence. Mon questionnement d'alors n'était autre que la poursuite de mon engagement régional, tant j'étais et suis dépité de la situation actuelle...

Dimanche 12 octobre, la décision était prise et je profitais donc de notre journée de répétition générale organisée autour du recyclage de nos officiels pour annoncer ma démission de la présidence de la ligue de Nouvelle et d'en invoquer les raisons pour clore toute discussion future. J'étais pressé d'en finir et je ne voulais plus me retrouver impliqué dans ce que je considère aujourd'hui comme un désastre !

...Mais le jour suivant, j'apprends que je suis cité sur les réseaux sociaux et mis en accusation de vouloir prendre le pouvoir...  Comment peut-on faire preuve de tant d’imbécillité ? Pourquoi ne pas m'avoir laissé tranquille ? Pourquoi me faire de tels procès d'intention, moi qui ai toujours été clair quant à mes motivations concernant l'exercice d'une présidence fédérale pour laquelle j'estime ne pas avoir le profil ? D'ailleurs de nombreuses personnes avec lesquelles j'ai pu m'entretenir à ce sujet pourraient en témoigner.

Pourquoi ce grand champion d'hier vient il aujourd'hui souiller son image en tenant des propos insultants et diffamatoires à mon encontre ? En agissant ainsi il ne fait que m'obliger à m'engager pleinement dans cette dernière bataille pour la Savate... Soyez bien convaincu qu'à l'issue de celle-ci, vous n'entendrez plus parler de moi tant je suis écœuré de la tournure prise par les événements.

Aussi voici le récit de ce que je désirais taire hier et que je suis contraint de devoir écrire et publier aujourd'hui :

Militant de toujours et des plus engagés dans le collectif "Ambitions pour la Savate", j'ai été un des rédacteurs du programme et j'en revendique totalement l'introduction  qui venait afficher les valeurs fondatrices de notre action future... A savoir : " Le passé comme leçon - La confiance comme fondement - L'exemple comme méthode"... Toutes ces idées comme d'autres propositions du développement de notre programme, avaient été tirées de "Convergences et Ambitions" le projet sportif territorial de la Ligue de Nouvelle-Aquitaine que je présidais depuis 2017... D'ailleurs je me permets de préciser qu'au moment de l'édition du programme électoral "des Ambitions pour la Savate", j'avais déjà été interpellé par le fait que ce travail du "collectif"  était finalement signé d'un seul* !

Sans n'avoir jamais eu aucune autre ambition que celle de voir nos disciplines retrouver la place qu'elles auraient dû toujours occuper dans le monde des sports de combat et arts martiaux, je n'ai cessé d'œuvrer jusqu'à la victoire de notre équipe. J'avais rejoint ce collectif en "cours de route" alors que Nicolas était déjà identifié comme tête de liste et, bien que Président de Ligue et pratiquant depuis 1973, mon éloignement du "National" depuis le début des années 2000 faisait que je ne connaissais que très peu les membres de ce groupe. Par la suite, il y a eu cet "épisode" de la troisième liste que je n'ai eu de cesse d'appeler à la fusion avec la nôtre, tant il me paraissait important d'unir nos forces vives pour constituer une équipe efficace et gagner les élections... J'avais même proposé alors aux deux têtes de listes une coprésidence, qui aurait certainement permis d'éviter les dérives auxquelles nous assistons actuellement.

... A la suite des élections, et ce jusqu'en avril,  je me suis fortement engagé au côté du comité directeur fédéral  et pour avoir été un témoin direct de l'action du petit groupe d'actifs, je peux dire que les nombreux dysfonctionnements constatés m'ont peu à peu conduit à m'écarter de cette équipe, qui finalement, ne devenait plus que l'affaire de deux individus aux méthodes bien particulières. Où était donc passé le programme et les valeurs pour lesquelles j'avais tant milité et sur lequel je m'étais engagé devant les dirigeants de clubs et autres acteurs de ma Ligue afin qu'ils nous suivent dans cette aventure ? Nos Président et Vice-président semblaient avoir oublié ce programme, d'ailleurs l'avaient-ils simplement lu ?

   J'avais donc petit à petit perdu ma confiance en ce président indolent et en ce vice-président intrusif... D'autant plus que le groupe "des plus engagés" dans l'action fédérale du quotidien avait, quelque jour auparavant, demandé la démission de ce vice-président manipulateur qui finalement "tirait les ficelles" et avec lequel il n'était plus  possible de communiquer.

...Et arriva cette réunion du Comité Directeur Fédéral du 13 septembre à laquelle sont invités, "à leur frais depuis ce mandat",  les présidents de ligues. Et, alors que "le poisson avait été noyé" pendant huit heures de réunions, le trésorier a saisi l'opportunité de donner  lecture d'une déclaration du collectif des mécontents. Celle-ci annonçait le projet de lancer une campagne afin d'obtenir des clubs la convocation d'une assemblée générale de révocation de la totalité du Comité Directeur Fédéral. Je n'ai alors, à la fin de la lecture, pu que soutenir cette courageuse initiative et exprimer en direct mes ressentis et opinions et c'est alors que s'est abattu sur moi un déluge d'insultes proférées par les deux aboyeurs de service conditionnés aux ordres de leurs maîtres...S'il restait encore des indécis à convaincre de la nocivité des méthodes employées par les deux dirigeants, la suite allait s'en charger car l'orchestration de la réunion était des plus caricaturales et les "aboiements a cappella" du duo des solistes soutenus par un cœur de "Hooo!!!" d'indignation de tous ceux que nous n'avions jamais vus au travail ne laissaient aucun doute...Un vrai concert de Ike et Tina TURNER des années soixante-dix, bravo à eux pour la performance !

En fait, l'entreprise de manipulation battait son plein depuis  presque deux mois, car il n'était plus question de débattre et d'échanger mais d'évincer purement et simplement ceux qui, depuis le début du mandat, avaient œuvré sans relâche pour pallier à la démission d'employés "dégoûtés" de cette nouvelle présidence.

 Je ne pouvais que constater le grotesque de cette grave situation... En fait ces deux dirigeants incompétents à gérer une équipe allaient,  pour clore tout débat, se couper des quelques membres actifs de leur équipe alors qu'à la base, ceux-ci n'avaient simplement fait qu'exprimer leurs craintes et doutes quant à la conduite d'un projet à leurs yeux mal construit. Ces deux "apprentis sorciers" s'appuyaient sur la crédulité ou l'intérêt  de tous ceux qui ne faisaient rien ou pas grand-chose... Quel pouvait bien être l'avenir, à court terme, d'une telle politique de gestion de notre fédération par ce groupe qui n'en était plus un ?

Oubliant le terrain et les axes de notre programme, ils axaient maintenant leur action sur un point qui aurait mérité plus grande et sérieuse étude : leur objectif principal était de produire et distribuer, sans délais, du matériel de boxe, à grand renfort de business plans modifiables en fonction du vent... Selon eux, cette action allait générer des ressources qui viendraient compenser des subventions qui, dans l'avenir, tendraient à disparaître mais qu'au présent ils étaient incapables d'obtenir ; car incompétents à gérer  les dossiers... On nageait en plein délire !

Aujourd'hui, j'affirme que la majorité des membres de ce comité directeur, par leur action, leur silence ou leur soutien, sont indignes des fonctions qu'ils exercent. Pour rester fidèle à mes valeurs, j'ai été qualifié de traître ... Mais comment alors qualifier celui qui, activement ou passivement, soutient une politique ou un régime inique ?

 Je crois que dans un passé pas très lointain nous avons, par la contraction d'un simple mot de notre langue nationale, trouvé un qualificatif pour cela... Et, parce que bien trop souvent et mal utilisé à mon goût, je le tairais tellement il fait référence à une des plus tristes et sombres période de notre histoire hexagonale contemporaine... Par contre, comment qualifier la personne qui résiste, de l'intérieur et ouvertement, aux agissements de dirigeants qui ne respectent plus, une fois élus, les principes fondamentaux d'un projet collectif basé sur la transparence, l'équité et la confiance?

Je n'ai pas attendu 2024,  ni jamais un quelconque appui, pour combattre notre ancien Président et son équipe car je pensais depuis longtemps qu'ils avaient un temps de retard par rapport à la réalité du terrain. A ce jour et sans aucun doute, je peux affirmer que cette équipe-là nous amène droit dans le mur !

Notre programme n'est pas remis en question, nous avons simplement fait une erreur de casting... Aussi, dans l'intérêt de notre fédération et avant qu'il ne soit trop tard et que notre ministère de tutelle nous retire sa confiance, je prie tous ceux qui ont suivi mes consignes de vote en novembre 2024 de bien vouloir m'excuser de les avoir induits en erreur et les invite à demander la convocation de cette A.G. de révocation qui reste, à ce jour, la seule démarche démocratique pour éviter le pire.

 

Merci de m'avoir lu et longue vie à la Savate - Boxe Française et à ses Disciplines Associées.

Adishatz !

Stéphane BARRERE


* Premier des indices d'une longue liste qui allaient me conduire d'abord au questionnement, puis au doute, pour finalement aboutir à la totale perte de confiance en ces dirigeants...


samedi 23 novembre 2024

 





Chères amies, chers amis,

Je tiens à remercier chaleureusement toutes celles et ceux qui ont pris part à cette élection, que ce soit en votant, en soutenant ou en s’impliquant activement pour notre Fédération. Cette mobilisation témoigne de l’énergie et de la passion qui animent notre grande famille.
Une pensée sincère va également à toutes les équipes engagées dans cette campagne. Nous partageons une même ambition : porter haut nos disciplines et les valeurs qui leur sont chères. Aujourd’hui, il est temps de dépasser les différences et de construire ensemble.
Les projets à venir sont nombreux, et la réussite de notre Fédération dépend de la contribution de chacun. Si vous souhaitez vous impliquer, partager vos idées ou travailler avec nous sur des actions concrètes, sachez que les portes sont grandes ouvertes. Notre force collective réside dans la diversité de nos talents et dans notre capacité à collaborer.
Continuons à avancer, ensemble, pour faire rayonner nos disciplines et offrir à tous nos licenciés une Fédération à la hauteur de leurs attentes.
Avec toute ma gratitude et ma détermination,

lundi 18 novembre 2024

 


 

Le vaisseau lunaire du "capitaine Dhumez"

..."Allô, allô la terre ?"

   Je viens de lire le courrier postal que nous a adressé notre actuel président, la semaine passée. Avez-vous bien pris le temps de la lire ? ... Je ne ferai qu'un rapide commentaire de sa lettre d'introduction en lui adressant cette question :

" Sans vouloir rentrer dans les détails des contrevérités et "promesses électorales" de votre texte, Monsieur le Président, pourquoi feriez-vous demain ce que vous n'avez pas fait durant toutes les années de vos précédents mandats ?"

   Je poursuivrai par une brève analyse des propositions phares de ce programme : ... Digitalisation, dématérialisation, transition numérique, data, service après vente digital réactif et j'en passe... Vous, et les "technocrates" dont vous vous êtes entourés, devriez retirer vos "casques V.R.*"  car vous êtes totalement déconnectés de la réalité du terrain !  

   Attention, vous voulez tellement faire montre de modernité et d'innovation que vos propositions sont "lunaires" , voire totalement délirantes !

"Allô le 15 !"...

Stéphane BARRERE

Président L.N.A.S.B.F&D.A.



* Virtual Reality : réalité virtuelle

                          PETITE CONTRIBUTION A LA RÉFLEXION SUR L’ARBITRAGE 

                                         PROPOSITIONS  de Jean Marie JECKER

             1.      Quel arbitrage et quel jugement voulons-nous dans nos compétitions ?

Certains objectifs actuels sont à consolider:

ð  arbitrage fluidité en intégrant protection du tireur et respect des règles fondatrices de notre identité ; chaussures, distance, combinaisons poings pieds .

       L’arbitre moderne doit être capable de gérer simultanément les nécessités du spectacle (fluidité et discrétion), le respect du règlement et de l’éthique (un tireur ne peut gagner sur un coup interdit) et la protection des tireurs (pas de séquelles, pas d’arrivée aux Urgences, pas de séjour en chambre froide).

ð  jugement : poursuivre la compréhension et l’intégration des critères de jugement pour les différentes rencontres (assaut  - combat savate  – combat savate pro) en formation initiale et continuée.

 

    2.       Modifications techniques : 

Réflexion à mener avec les commissions techniques et compétitions.

ð  trajectoires verticales : trop nombreuses. Il faut légiférer car un tireur ne peut pas gagner sur un coup interdit.

 -> soit interdiction catégorique (frappes tibiales dans les années 1985-90)

- > soit réintroduire le fouetté direct codifié (qui a sa légitimité historique)

ð  savate pro : modifier le règlement actuel pour préserver notre identité technique dans la famille des boxes pieds poings.

       Les 2 piliers identitaires (cf. J.L. DUBOIS resp C.N.A. 1985) de la savate sont:

- > Distance (nos armes  sont poings et chaussures)

->  Combinaisons pieds poings pieds (la règle de la prédominance a été supprimée)

 

   3.      Modifications structurelles :

-     > Pour que la C.N.A. puisse respirer et jouer pleinement son rôle de force de proposition, il faut la libérer du joug d’un responsable étant également vice président totalement assujetti aux ordres du Président (conflit).

-     > Détacher les R.L.A. de l’autorité du C.T.L. et de la D.T.N.

        les R.L.A. devraient être sous autorité de la C.N.A. (verticalité logique)

Nb : il existe depuis 20 ans une contradiction entre les rapports D.T.N. - C.N.A. au niveau national et régional <-> national.  En effet, le resp C.N.A. est un élu du Comité Directeur et n’est pas placé sous l’autorité du D.T.N. alors que le R.L.A. est sous l’autorité du C.T.L. donc de la D.T.N.

 

  4.      Composition de la Commission Nationale Arbitrage : 

proposition: un membre du Comité Directeur + R.L.A. + 3 membres choisis par la C.N.A. pour leur expérience et engagement.

Nb : le responsable C.N.A. peut ne pas être forcément un membre du CD ; dans d’autres fédérations, il est élu par ses pairs (à discuter...)

 

  5.      Fonctionnement de la C.N.A.: ouvrir la C.N.A. et l’oxygéner en utilisant les compétences du corps arbitral dans son ensemble (la C.N.A. ne devrait pas fonctionner comme un club fermé)

è  Examens DON. Ouvrir les jurys :

Jury D.O.N.S. : faire entrer dans les jurys des  compétences extérieures :

 Ex : 1 membre C.N.A. resp du dossier + 2 membres D.O.N. / S.F.F.O en fonction.

Notons que l’obtention d’un DONS par un membre de la C.N.A. par un jury exclusivement C.N.A. prête à sourire d’un point de vue docimologique et contribue à dégrader sa valeur.

è Stages nationaux : ouvrir les équipes de formation à des compétences extérieures.Ex: resp C.N.A. + 2 D.O.N. ou J.A.N. / S.F.F.O. en fonction.

                      (Le corps arbitral actuel regorge de véritables professionnels de la formation)

 

   6.      Affichage du jugement : prévoir déquiper les juges de plaquettes numériques permettant d’afficher sur grand écran le résultat global de chaque reprise (somme des points obtenus par les tireurs) en conservant l’anonymat du juge. (expérience positive déjà menée en Corée en 2019).

En effet, demander aux juges de lever leur plaquette de couleur à chaque reprise comporte trop d’effets pervers (pression affectant la sérénité des juges devant des publics proches et “passionnés” - possibilité d’incompréhension du résultat final par le public : 2 reprises gagnées 3-1 donne un écart supérieur à 3 reprises gagnées 3-2 ... sans tenir compte des AV pris en compte au final etc. )

 

7. Revalorisation des officiels:

Elle est absolument nécessaire pour tous les officiels et pour les DO particulièrement. Ceux ci ont vu leur charge de travail se décupler ces dernières années: préparation en amont, responsabilité pendant la compétition et évaluation de tous les officiels de la délégation en tant que juge et en tant qu’arbitre avec des outils mal adaptés qu’il faudra modifier.

A titre d’exemple, les finales EU à Longwy ont représenté pour le DO une semaine de préparation en amont, coordination avec l’organisateur, conception du planning, ventilation des officiels en tenant compte des nations et des compétences, bulletins, feuille de pesée, feuille de réunion, une heure de tracasserie sur place avec les coachs serbes, croates, finlandais, italiens et français sur la conformité des bandages parce que les règlements F.I.S.A.V. et C.E.U. n’avaient pas été actualisés depuis 2019 etc ...le tout pour une vacation de 75 €.

 

à votre disposition.

avec mes salutations amicales aux officiels Jean Marie JECKER

 








mardi 12 novembre 2024


Le soutien de Jean Marie JECKER 

à "Ambitions pour la Savate" 


En préambule, je précise que je n’ai plus aucune ambition personnelle en savate b.f., l’ayant servie pendant plus d’un demi-siècle : tireur, entraîneur, formateur, officiel, C.N.A. J’ai bien donné, c’est bon.

Mais je pense à ceux et à celles qui continuent à s’investir pour son développement... malheureusement entravé par deux maladies devenues chroniques.


La première s’appelle l’autocratie. Elle  sévit depuis une douzaine d’années.

Elle consiste à s’entourer systématiquement de personnes dont la première qualité n’est ni la compétence, ni l’engagement mais la soumission. Ses agents pathogènes sont étanches à tout argument critique, fondé sur la raison et excluent ou mettent sur la touche toute personne non consensuelle, perçue comme ennemi à éliminer. Toute discussion contradictoire, tout compromis intelligent sont devenus impossibles.

En se privant de toutes les forces vives, engagées et compétentes, l’autocratie mène à la mort cérébrale.

Comment une commission peut elle respirer, produire en toute liberté des propositions innovantes et les soumettre au CD souverain si elle est pilotée par un vice-président totalement assujetti au bon vouloir d’un monarque-président, pas forcément éclairé, qui élimine de l’ordre du jour tout ce qui ne lui convient pas? C’est la situation actuelle, un cas d’école de conflit d’intérêt.

Un changement structurel immédiat est absolument vital.

 

La deuxième maladie s’appelle  le clientélisme, dégât collatéral du premier mal. Que de compétences non sollicitées, que de talents non exploités, que de personnes engagées mais black listées mises sur la touche par de petits caporaux zélés! Rien de plus irritant que de voir toujours les mêmes qui sont convoqués ou qui partent en voyage ...et dont certains ne brillent pas par leur talent.

 

 Les élections fédérales prochaines sont l’occasion de redonner un souffle nouveau à la savate b.f., de remettre certaines choses d’équerre, de dynamiser les clubs et les militants surtout après le ratage historique des JO 2024 à Paris. Le fameux “je rêve des jeux” est devenu pour la savate “j’ai rêvé des jeux”. Hélas.

 

les élections prochaines du nouveau comité directeur et du futur président de la FF savate b.f. sont l’occasion à ne pas manquer pour guérir la savate b.f. de l’autocratie, du clientélisme et pour la sortir du marasme dans lequel elle a été plongée depuis trop d’années.

Aux clubs et à tous ceux qui veulent un changement qualitatif, éthique et mobilisateur de bien voter.

Bonne chance à Nicolas METAY et à sa liste “ambition pour la savate”

JM JECKER

 

 

mardi 8 octobre 2024

 

Une belle coquille vide...

Voilà ce qu'est pour moi le projet tant attendu de cette "équipe Dhumez" qui n'est en place que depuis douze ans et  aura attendu plusieurs mois après la sortie de celui d'Ambitions pour la Savate pour avancer quelques idées en s'appuyant sur celles de celui que je soutiens...

 Certes "l'emballage" est bien présenté et je félicite son auteur  mais , que dire du contenu de ce projet ?

... Militant de terrain de la Savate depuis près de cinquante ans (créateur de club, enseignant, officiel, C.T.L.,dirigeant de comité départemental et maintenant président de ligue depuis deux mandats) je tiens à commencer par l'analyse commentée du point qui me tient le plus à cœur quant à l'avenir de notre discipline ; je veux parler de la gouvernance.

Pour nos adversaires, ce point est traité en dernier alors qu'il doit être le fondement même du projet de l'équipe qui prendra en charge le destin de notre discipline.

Tout d'abord, je suis heureux d'apprendre que le Comité Directeur va être placé au "cœur du processus décisionnel", cela n'était-il pas le cas jusqu'alors ?

Pourtant si je relis l'article 11 des statuts de notre fédération " la fédération est administrée par un Comité Directeur de 24 membres qui exercent l'ensemble des attributions que les présents statuts n'attribuent pas à l'Assemblée Générale ou à un autre organe de la Fédération"... Et ce depuis que la fédération existe...

Dois-je comprendre que ce quatrième livret n'est autre que l'aveu de ce que j'ai pu constater à plusieurs reprises en assistant en tant que président de Ligue aux réunions de Comité Directeur fédéral lors de ces deux derniers mandats ?  

- A savoir ; un président de fédération omnipotent et autoritaire qui décide de tout et pique sa colère lorsqu'il est contrarié de ne pas être suivi par l'ensemble des membres d'un Comité Directeur qui baisse alors la tête ou se terre dans un profond et lourd silence !

 Pensez-vous qu'une personne qui exerce le pouvoir comme le fait notre actuel président depuis douze ans (voire même vingt) va changer de fonctionnement par un coup de baguette magique ?

 En fait , avec cette équipe, rien ne va changer car , lorsque "Ambition pour la Savate" parle de redonner confiance à l'ensemble des acteurs et propose de les faire participer à la reconstruction d'une nouvelle dynamique en créant le Congrès des Collèges*, organe expérimental totalement indépendant du Comité Directeur , "Savate Avenir", qui devrait plutôt s'appeler "Savate Passé Recomposé", vient nous faire du renforcement de pouvoir et de la culture du résultat ?   

 D'ailleurs cette "culture du résultat" en question est elle destinée aux "membres de la Direction Technique Nationale qui sont (comme vous le dites) sur le terrain" ?... N'oubliez pas que ce sont les Présidents de clubs, de Comités Départementaux et de Ligue qui sommes sur le terrain ! Nous ne souffrons ni de problèmes de cécité ni de troubles de la mémoire et à ce jour nous n'avons jamais vu un membre de la Direction Technique Nationale venir sur nos territoires s'enquérir des problématiques locales en Nouvelle Aquitaine !

 Je vais lire le reste de ce projet car c'est mon devoir de licencié engagé dans la vie de sa fédération mais j'ai vraiment l'impression d'être pris pour un jambon !!!


 Stéphane BARRERE
Président L.N.A.S.B.F.&D.A.
Soutien de la liste Ambitions pour la Savate

 

*existants et à créer : S.H.N., officiels, enseignants, dirigeants de clubs, de Comités Départementaux, de Ligues 

 

lundi 11 mars 2024

 

"Et le combat cessa faute de combattants!"

ou

Le désastreux bilan sportif fédéral...

 

En mai 2017, après avoir préparé la fusion de nos trois anciennes ligues dont une était moribonde et une autre sous tutelle fédérale, j'ai été élu vice Président en charge de la structuration et du développement de notre ligue de Nouvelle Aquitaine.

Conscient de la situation critique de mon territoire mais aussi du déclin sportif de nos disciplines, je rédigeais un texte que j'adressais à notre actuel président dans le but de lui faire part de mes inquiétudes mais aussi des éventuelles solutions à apporter. Celui-ci, intitulé "Quel avenir pour la Savate?", essayait de pointer les différentes problématiques auxquelles nous devions faire face pour redonner à nos disciplines la place qu'elles avaient perdues.

Un de mes "copains de jeunesse" alors membre de la D.T.N. m'avait d'ailleurs confié, lors du dernier tournoi qualificatif élite A organisé à Toulouse, que depuis plusieurs années notre discipline perdait en moyenne 7% de ses effectifs de combattants par saison... Le pire de tout était que ce terrible constat paraissait être vécu comme "pure fatalité" par nos cadres d'état alors aux commandes !

Aujourd'hui, j'ai enfin la confirmation de tout ce que j'ai pu avancer durant ces dernières années car, c'est sur la base de données fédérales communiquées par un de nos confrères soutient de la liste "Ambitions pour la Savate", que s'appui aujourd'hui cet article.

En effet, depuis 2004 le nombre de nos athlètes Elite A inscrits en Championnat à baissé de 48% chez les masculins. Chez les féminines le nombre d'inscrites est passé de 24 en 2004 à 44 en 2012 pour redescendre à 26 en 2023 soit une progression de 8 %. En Championnat de France Elite B : entre 2004 et 2023  la baisse est de 7% chez les hommes et 75% chez les femmes...Et, pour ce qui est de l'ensemble de nos compétition nationales de minime à sénior, hommes et femmes confondues, c'est 32% de baisse au cours des deux derniers mandats de notre actuel président !  

Combien de temps nos dirigeants vont ils encore se cacher derrière le nombre de nos licenciés ou de celui des titres internationaux remportés par nos athlètes ? N'oublions pas que ces deux éléments ne sont que les conséquences directes de la simple action de nos clubs et du sous développement international de notre discipline...

Refuser de voir la situation en face, tourner la tête, baisser la garde, est-ce là la politique à mener dans la situation désastreuse qui est la notre ?  Un sport de combat sans combattants n'est il pas destiné à bientôt disparaître ? Combien d'entre vous n'ont ils pas constaté la difficulté à trouver des adversaires à leurs athlètes ; les poussant ainsi à s'orientent vers le Kick ou K1 alors que leur discipline de prédilection est "chaussée".

Nos dirigeants ne sont pas coupables d'avoir mis en place une mauvaise politique car je pense qu'ils n'en ont malheureusement jamais eu... Ils sont simplement responsables de ne pas avoir su s'adapter aux enjeux actuels, préférant poursuivre la ligne protectionniste tracée par ceux qui les avaient précédé dans les années 80 et 90... Faite de "fermeture" et de repli sur soi, la politique d'alors consistait à refuser toutes les opportunités d'association qui auraient pu faire de la F.F.S.B.F.&D.A. la première fédération multi boxes, mais aussi de sanctionner les "renégats pluridisciplinaires", qu'ils soient tireurs ou organisateurs... "Les vieux s'en vont, les jeunes arrivent" m'avait lancé Claude VALDIER, le D.T.N. de l'époque, lorsqu'au milieu des années 90 je l'avais interpellé sur ce risque de voir un jour, nombre de tireurs et enseignants déserter nos rang en raison de la politique menée...

Nous sommes aujourd'hui dans le creux de la vague, beaucoup de nos cadres et athlètes sont partis à la concurrence ou "nagent entre deux eaux", bientôt si nous ne prenons pas les choses en main ; ce sera la noyade !

Nous avons les moyens de nous sauver ; il suffit d'enfin nous ouvrir aux autres , de restaurer notre image et de prendre en main notre développement au lieu de le laisser s'opérer de lui même car, même si nous ne serons jamais une discipline majeure, je reste persuadé que nous avons encore un bel avenir.

Bien sportivement.

Stéphane BARRERE

Président Ligue Nouvelle Aquitaine


Regardez à partir de 2h30:


https://youtu.be/WwsrpTvTBsw?si=jtgTYc9Ge4VJTtjq

mercredi 14 février 2024

 

Abonnez-vous à la "Tribune" et adhérez à "Ambitions pour la Savate"*

 

 Voila longtemps que j'attendais ce moment là, j'avoue même que j'étais en train de désespérer... En effet, il m'aura fallu attendre quarante ans pour voir enfin émerger ce collectif porteur d'un projet audacieux pour la Savate et ses disciplines associées !

 Il était temps, car je n'en pouvais plus d'entendre le discours positif de nos dirigeants se cachant tour à tour derrière le nombre de licenciés produit par nos clubs, ou de titres internationaux remportés par nos athlètes (preuve flagrante d'un sous développement international).

...Licencié depuis 1973, c'est à la fin des années 80 que je quitte mes responsabilité en ligue d'Aquitaine (D.T.L.) suite à l'exclusion de l'un des nôtres pour avoir organisé un gala pluridisciplinaire Kick / Savate... "Vade retro Satanas !!!" ...  J'évolue ensuite jusqu'à la fin des années 90 en "multi boxes" et reviens "aux affaires" en 2017,  contraint  d'assurer la Présidence d'une Ligue de Nouvelle Aquitaine en bien piteux état...

En effet, sur le terrain la situation est grave !  Pour espérer survivre et enfin nous développer efficacement, nous sommes aujourd'hui dans l'obligation de faire preuve d'imagination, d'esprit d'ouverture et d'audace... Mais aussi de ne pas avoir peur d'afficher enfin des ambitions réalistes en dehors d'un "label Olympique" que nous n'obtiendrons jamais !

...Des Ambitions pour la Savate*, voilà ce qui aura manqué à beaucoup de nos dirigeants et bien des "trains" auront été ratés au cours de notre histoire, mais il est impossible de "refaire le film"... Cependant, même si nous avons "un genoux à terre" le combat n'est pas encore perdu, et je ne peux que m'associer pleinement à ce collectif qui me redonne espoir de voir la Savate reprendre la place centrale qui devrait être la sienne dans son pays d'origine.

Ainsi, c'est en accord avec Nicolas METAY qui conduira notre liste aux prochaines élections, que je réanime mon blog https://quelavenirpourlasavate.blogspot.com pour en faire La Tribune d'Ambitions pour la Savate - French Style Boxing -

Cette "Tribune", dont je serai le modérateur, se veut d'être un outil d'échanges et de réflexion collective de tous les acteurs du territoire national . Son but n'est autre que celui de construire une autre voie et un réel avenir pour toutes nos disciplines.         

Abonnez-vous à la "Tribune", adhérez à "Ambitions pour la Savate" et participez à notre renaissance !

 

Longue vie à la Savate.

Stéphane BARRERE

 * Le collectif  du même nom s'est constitué en association loi 1901 le 7 janvier 2024 vous pouvez y adhérer ou faire un don sur  le compte Helloasso d' Ambitions pour la savate .

samedi 6 janvier 2024

Abonnez-vous à la "Tribune"

                                                                              le 06/01/2024

Bonjour à toutes et à tous,

C'est en accord avec Nicolas METAY, qui dirigera notre équipe aux prochaines élections fédérales, que je réanime ce blog* pour en faire la "Tribune" de notre nouvelle association "Ambitions pour la Savate". 

...De l'Ambition pour la Savate, voilà ce qui aura manqué à beaucoup de nos dirigeants passés, et pas simplement actuels !  A ce manque d'ambition, je pourrai ajouter ; manque d'audace, de réalisme et bien d'autres choses...

 Je préfère aujourd'hui n’envisager que l'Avenir de nos disciplines dont  le "French Style Boxing" **, affiché comme titre de ce blog, pourrait devenir le "fer de lance" de la deuxième renaissance...

Loin de moi l'intention de provoquer autre chose que le réveil des consciences de tous les passionnés de notre sport. Dois-je vous rappeler qu'en 2024 nous sommes encore obligés, lors d'une initiation ou autre animation auprès du jeune public,  d'expliquer ce qu'est la Savate ! Ou de nous "justifier" d'une tenue qui n'a été "traditionnelle" que depuis les années soixante... 

Pour espérer survivre et enfin nous développer efficacement, nous sommes donc dans l'obligation de faire preuve d'imagination, d'esprit d'ouverture et d'audace, mais aussi de ne pas avoir peur d'afficher enfin des ambitions réalistes en dehors d'un "label Olympique" que nous n'obtiendrons jamais.

Regardez-bien la photo qui illustre cette page*** , elle est pour moi le symbole de la direction que nous aurions déjà dû prendre il y a plus de cinquante ans ! 

Longue vie à la Savate et vive le French Style Boxing !

Stéphane Barrère


* j'y ai laissé le contenu initial dont vous pourrez prendre connaissance. 

** le "French Style Boxing" , notre actuelle Savate Pro : une de nos discipline au terme trompeur, et révélateur du manque de courage à voir se développer une "section professionnelle" ouverte pleinement aux autres disciplines.

***  en 1969 Christian GUILLAUME est invité au Japon pour y combattre des Kick-boxeurs.

vendredi 5 janvier 2024

Quel avenir pour la Savate ?

 

 Ou

 

«  L’indispensable professionnalisation de nos Cadres Technique de Ligue et Comités départementaux en sept questions. »

 

Actuellement notre discipline, bien qu’en constante progression au niveau des effectifs, est en perte d’attractivité auprès de certains publics … Le peu d’organisations de galas de Savate B.F., la faible valorisation de nos combattants combinés à la forte offre de nos « concurrents », font que bon nombre de nos athlètes évoluent majoritairement dans les galas « multi boxes »… Nous pouvons même nous risquer à nous poser des questions quant à l’interprétation du « rapport Masculin/Féminin » des engagements à nos divers championnats nationaux : 

 

 1 - Sommes-nous très fort en matière de féminisation de la pratique, où sommes nous victime d’un profond désintérêt de la « gent masculine » pour la Savate, celle-ci n’étant plus  sous les feux des projecteurs  ou considérée comme trop peu virile !?

 

L’effet direct de ce phénomène en est  la perte, souvent définitive, d’une grande partie de nos combattants et enseignants et, bien qu’inquiétant, celui-ci  n’est certainement pas le plus grave pour l’avenir de la Savate B.F… En effet un deuxième, bien plus  pervers celui-là, est en train de « gangrener » notre discipline au point de menacer à moyen terme son existence même en terre natale… Je veux parler ici de la progressive mais profonde « dénaturation » de notre technique.

Un constat s’impose, notre fédération, pour n’avoir su prendre les bonnes directions à des moments clefs de son histoire, restera très certainement une discipline « mineure » ; ni Olympique, ni télévisuelle… 

Qu’importe, elle sera toujours considérée comme une des meilleures  écoles de combat pieds-poings à condition de réussir à en  préserver la richesse, l’esprit, et surtout de continuer à occuper efficacement « l’hexagone » par un  maillage et une structuration forts et solides.

 A quoi cela aurait-il donc servi de la faire reconnaître comme élément du patrimoine immatériel  si nous ne sommes pas capables, nous les « acteurs passionnés », de lui permettre de se développer dans le respect de ses fondamentaux ?… 

 

 

 

2 -En faire une «discipline de musée» ou une «technique hybride» sont elles les deux seules solutions qui s’offrent à nous ?

 

Très souvent, ce n’est que de par l’action de quelques « illuminés d’un autre âge » (dont je fais partie) que le développement de notre discipline est assuré au niveau local.

Pourtant, si celui-ci est réfléchi et construit dans un « projet Comité » et que les actions ne se font pas attendre, très vite les premiers résultats amènent l’adhésion du plus grand nombre et une synergie se met en route… et alors, forte est l’augmentation de clubs et de licenciés.

Pour exemple, en trois années d’intense activité de quelques uns de ses membres (pour la plupart professionnels de clubs) le comité de Gironde aura réussi le pari d’enclencher une dynamique forte et en favorisant l’implantation de clubs, il a vu ainsi passer ses effectifs de 870 à 1350 licenciés soit 55% d’augmentation… Que ce soit  sur la métropole bordelaise ou dans tout le département, la Savate est de toutes les actions, son Comité devient un interlocuteur privilégié des partenaires institutionnels, une politique de développement est en route. Nous pouvons même revendiquer le fait que sans cette structuration de notre Comité « girondin », la Ligue de Nouvelle Aquitaine serait bien mal en point, voire même sous tutelle fédérale!

 Or très souvent, s’ils n’ont pas une grande expérience et une grande disponibilité pour mener une politique construite et ambitieuse les dirigeants de Ligue ou Comité,  se contentent d’assurer le minimum et je les en remercie car sans eux, la Savate serait déjà morte...

 

3 - Pour autant doit-on laisser le développement s’opérer de lui-même comme cela est le cas depuis des décennies ou devons nous en être les acteurs ?

 

 

Un Siège fédéral et une Direction Technique Nationale fortement structurés, un « Pôle France », des championnats et formations bien organisés, certes nous bénéficions actuellement d’une structuration solide et d’une organisation sérieuse… Mais simplement au niveau national.

Attention, notre fédération n’est finalement qu’un « beau château de sable » dont l’organisation aux « niveaux inférieurs » ne repose finalement que sur l’investissement de quelques bénévoles passionnés, souvent vieillissants et  c’est très souvent l’isolement, le manque de moyens et la fragilité que je constate au niveau local.

Pas de présence sur le terrain, pas de stratégie affichée, peu d’aide, d’incitation ou de conseil en matière de développement, pas  de valorisation des diverses actions menées ; les acteurs locaux ne se sentent pas soutenu et  pour beaucoup d’entre eux  la fédération n’est plus qu’un « percepteur » de licences !

Nombreux sont ceux qui ont abandonné le navire ou « changé de pavillon » et ce  n’est que grâce au profond attachement des bénévoles à leur discipline que la Savate se maintient à flots, notons cependant que la stagnation du nombre de clubs au plan national nous indique un arrêt brutal dans le maillage du territoire.

Pour le moment et  si nous avons réussi à nous rendre localement visibles, nous sommes toujours en mesure de mettre en avant notre pédagogie, nos valeurs, notre éthique et notre sérieux auprès des partenaires institutionnels … Tout comme le font nos concurrents, d’ailleurs !

Mais dans les faits ; peu de Comités départementaux sont efficients, bien de nos Ligues fragiles, la majorité de nos Délégués Techniques insuffisamment disponibles car bénévoles (dernière réunion des DTD annulée)… et ainsi perdons nous chaque jour du terrain faute de ne pouvoir l’occuper.      

 

4 - Sans la professionnalisation  de nos Cadres Techniques de Ligue ou départementaux, comment assurer un développement ambitieux de la Savate ?

 

Ne nous voilons pas la face, la Savate reste une discipline fortement  développée dans notre seul pays et, de son état de santé en France dépendra son  rayonnement international, pour ne pas dire sa propre survie... Gardons à l’esprit qu’elle a bien failli  totalement disparaître !

Une solide structuration locale, réfléchie, pérenne et efficace car génératrice de son propre développement s’impose qui nous permettra d’occuper toutes les zones désertiques et de mailler totalement notre territoire…

Dans certaines régions comme celle de notre « Nouvelle Aquitaine » ; territoire immense de douze départements sous développés,  nous devons  nous appuyer sur un projet de développement ambitieux qu’il nous faut rapidement mettre en route.

Gommer les distances, gagner la confiance  des différents acteurs, les fédérer, trouver un fonctionnement qui convienne à tous, mettre en  place une  formation C.Q.P. sérieuse, valorisée et efficace qui nous permettra de gagner le terrain que l’on est en train de perdre, etc.

Cela, seule la disponibilité d’une  Equipe Régionale Technique, réactive et efficace constituée d’un Cadre Technique de Ligue et de plusieurs autres professionnels de clubs/Comités Départementaux (mutualisation des emplois à ce niveau) pourra le permettre.

Actuellement des dispositifs comme le Plan Sport Emploi du CNDS et autres aides des collectivités territoriales permettent de créer l’emploi sportif localement  et il est dommage de ne pouvoir les utiliser malgré les appels du pied des partenaires institutionnels…

Nous avons déjà envisagé la création d’un tel emploi sur notre comité de Gironde et déjà cerné le profil d’un éventuel candidat  qui serait capable de mener à bien son action dans les conditions qui seront les siennes, à savoir un salaire moyen (1500€ net)  et une tâche immense… 

Il s’avère que, seuls des enseignants compétents, passionnés car déjà fortement investis en club/comité ou ligue seront susceptibles de prétendre à de tels postes et j’en connais personnellement plusieurs sur ma région pour travailler régulièrement avec eux.

Maintenant, laisser la professionnalisation de leurs cadres techniques à la seule charge des structures décentralisées (Ligues et Comités départementaux) n’est pas réaliste, et « professionnaliser » ne sera jamais qu’un vain mot si les ressources que représentent l’aide fédérale (retour/ licences) ne sont pas revues à la hausse.

Actuellement les subventions perçues de l’état et des collectivités territoriales par les Comités et Ligues sont plutôt revues à la baisse, et il ne faut pas espérer de jours meilleurs, bien au contraire…

 

5 - La Savate est toujours la première discipline Pieds-Poings... en France et en terme de licenciés… mais pour combien de temps encore ?

 

Depuis plusieurs décennies notre fédération, n’a cessé de servir de modèle,  de fournir dirigeants, enseignants, combattants à nos concurrents… Aujourd’hui la FFKBM et DA propose un championnat Universitaire, des accords ont été signés avec l’UNSS, un contrat de partenariat national conclu avec la société ENERLIS pour intensifier l’action sur les Quartiers prioritaires de la ville, la structuration progresse et les organisations de plus en plus sérieuses, les diffusions télévisuelles hebdomadaires…le développement se faisant de lui-même !!!

Pressons-nous maintenant de nous inspirer des fédérations dont le fonctionnement et la structuration sont générateurs de développement comme par exemple ; la Gymnastique volontaire ou la Boxe pour ne citer qu’elles…

Voila des fédérations qui rendent immédiatement possible (car pérenne) la professionnalisation de leurs cadres techniques ou agents de développement par la mise en place d’un système décentralisé de collecte des licences (les comités fixant eux même le prix de la licence sur leur territoire)… Et donc de générer automatiquement leur développement !

Percevoir nos  « ressources licences » n’est pas possible compte tenu de notre actuel système de prise de licence, fixer une cotisation ligue n’est pas réaliste car bien des clubs refuseront de la payer et le système sera vite inéquitable et non viable ;

Il nous faut pourtant trouver rapidement une solution car actuellement nos Ligues et Comités de Savate n’ont, majoritairement, pas les moyens de pérenniser de tels emplois ; le peu de subventions qu’elles arrivent à obtenir leur permettant simplement de conduire les actions annuelles programmées au calendrier.

 

6 - Comment inciter nos actuels Présidents de Ligue à devenir de « futurs  employeur » si on ne leur garanti pas une certaine tranquillité ou sécurité ?

 

En effet, dans le cadre du Plan Sport Emploi du C.N.D.S.,  il  ait fait obligation aux structures employeuses de conclure un C.D.I. et il est impossible dans les conditions actuelles d’inciter les dirigeants des structures décentralisées de la fédération de s’engager dans cette voie sans un soutien fédéral…

N’oublions pas que nos présidents de Ligue ou Comités ne sont que des bénévoles débordés de travail et supportant bien souvent leur structure à bout de bras… Il est inenvisageable d’ajouter à la lourde responsabilité qui leur est confiée, le souci de devoir un jour  licencier leur salarié faute de financement…

Il faut donner au « créateur d’emploi», la garantie d’un financement du poste dès la conclusion du contrat de travail ; ainsi le Président Employeur hésitera certainement moins à franchir le pas et le Cadre Technique conduira  sereinement son action.

Le Président pourra s’appuyer sur le « professionnel » pour le libérer de certaines tâches et le fonctionnement de la structure s’en verra optimisé. L’action de professionnalisation ne tardera pas à porter ses fruits en termes de licences et la fédération de toucher les « dividendes » de son investissement…

Pour ce qui est de la  Nouvelle Aquitaine et quel que soit le système à mettre en place (centralisé ou décentralisé), je ne vois que le triplement de l’actuelle aide fédérale ou de son équivalent pour pouvoir envisager une effective professionnalisation de nos cadres techniques par nos Ligues et Comités Départementaux.

L’aide fédérale pourrait même être  bloquée au niveau du montant total de la masse salariale du Cadre Technique de Ligue, l’action de celui-ci entraînant une augmentation des adhésions permettrait d’assurer dans le temps la réduction progressive de la « ristourne » reversée par licences.

Plus ambitieux serait de réinvestir l’excédent dans la création d’autres emplois de cadres Techniques Départementaux qui généreraient à leur tour un très fort développement.

 

7 - Une meilleure répartition de la ressource licence entre  les acteurs des différents niveaux (national, régional et départemental) n'est elle pas envisageable ?

 

Cette action de professionnalisation devra faire l’objet de la signature de conventions de partenariat et d’objectifs conclues entre la Fédération, les  Ligues, comités en demande et déjà engagés dans un processus de développement ; un plan  devant  être préalablement réfléchi et construit de concert.

 

 En posant ainsi les fondations solides d’une structuration dès le niveau départemental, Il ne fait alors aucun doute que la Fédération ne tardera pas  « récolter les fruits » de ce regain d’adhésions. Par contre, si nous ne nous donnons pas les moyens  de re-dynamiser notre développement à très court terme, je ne donne pas cher de l’avenir de notre belle et chère Savate !

 

  La révocation pour empêcher le pire ! En 2024,   j'avais subordonné ma candidature pour un troisième mandat de président de la ligue...